La ré-intégration des chômeurs de longue durée : état des lieux

Lundi, 15 Avril 2019

La Commission européenne a récemment publié un rapport recensant les progrès récents accomplis en matière de réintégration des chômeurs de longue durée sur le marché du travail. Après la recommandation adoptée en 2016 qui souhaitait faciliter la réinsertion professionnelle de ces publics, l'heure est à l'état des lieux.

Le rapport montre que les États membres de l'Union européenne ont mis en place un certain nombre de mesures pour améliorer le soutien aux chômeurs de longue durée (les personnes au chômage depuis plus d'un an). En outre, le nombre de chômeurs de longue durée a diminué de plus de 2,5 millions depuis 2015 et l’adoption de la recommandation. Toutefois, cette évolution ne concerne pas tous les États membres de la même manière.

En effet, ce sont les États membres qui auparavant offraient peu de dispositifs à l’encontre de ces publics qui connaissent les changements politiques les plus importants sur le sujet, preuve d’une convergence accrue entre les politiques nationales.

À l’inverse, certains des pays qui étaient avancés sur ces questions, peinent à intégrer plus grandement ces individus sur leurs marchés du travail. Des pays comme l’Italie, la France ou la Belgique connaissent ainsi des taux de très longue période d’inactivité égaux à ceux de 2013 et les individus concernés peinent toujours autant à trouver un emploi

Pour que ce phénomène s’endigue durablement, la Commission promeut de nombreuses pistes parmi lesquelles : 

  • Engager davantage la société civile, les acteurs l’emploi et les sans-emplois eux-mêmes dans la conception de mesures adaptées.
  • Cibler davantage les mesures sur des approches préventives et la montée en compétences.
  • Intensifier l’implication des employés et supporter le développement des entreprises de l’économie sociale qui proposent des opportunités d’emplois et de formation pour les sans emploi de longue date

POUR LA SOLIDARITÉ – PLS souligne également l'importance des entreprises de l’économie sociale auprès de ces publics éloignés de l’emploi et continue d'agir pour que cette "autre économie" bénéficie des soutiens nationaux et européens suffisants.